Les Chroniques de Lucullus n°615

Publié dans Les chroniques.

Amis gourmands bonjour,
Le concours photo de Lucullus
Vous voulez jouer, vous faire plaisir et m’aider ? Alors suivez moi.
Comme vous avez pu le constater, le site www.confrerie-lucllus.com comporte beaucoup de recettes, en fait 2257, mais seules 263 sont illustrées.

Le but est simple :
Il faut choisir une recette qui vous plaît.
Prendre une photo et me l’envoyer avec le pseudo que vous désirez.
Vous pouvez la mettre à votre goût et m’envoyer votre version.
Vous deviendrez alors le rédacteur de la recette.

Ensuite recommencez l’opération.
Votre pseudo ou votre nom, selon ce que vous souhaitez, sera cité en tête de la Chronique de Lucullus qui viendra après votre envoi.
Pour des raisons pratiques je deviendrai le propriétaire de la photo.

Je compte sur vous pour m’envoyer vos recettes et photos à Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. .

Disparition de 6 millions d'exploitations d'ici 2040 en Europe
Le site Réussir rapporte une étude européenne selon laquelle l’Europe perdrait 6 millions d’exploitations agricoles d’ici 2040, passant de 10 a 3,9 millions exploitations. La solution est la refonte totale de la PAC si l’on ne veut pas que l’agriculture européenne décline.

Ce sont les petites fermes qui pâtissent le plus de ce déclin. Entre 2003 et 2016 le nombre d’exploitations a diminué de 32 %, passant de 15 à 10 millions. Les fermes de moins de 5 ha représentent 38 % de ce chiffre, à l’inverse celles de plus de 50 ha sont en augmentation de 7 %. On voit bien la concentration qui s’opère.

Où les disparitions seront-elles les plus importantes ?
Selon l’étude, c’est le sud et l’est de l’Europe qui serait le plus touché et notamment dans les pays nouvellement adhérents à l’EU. Les zones de montagnes seraient particulièrement touchées. En France on risque de se retrouver avec une partie nord résistant mieux que la partie sud.

Pourquoi cette concentration ?
Cela viendrait de la stratégie de la PAC qui, essentiellement axée sur la résolution des problèmes économiques, accélère la concentration des exploitations. Les mesures prises en faveur des petites exploitations seraient insuffisantes en fonds et mal ciblées.

L’étude se termine par cette phrase sans appel
"Les politiques agricoles doivent être révisées en profondeur, y compris les objectifs structurels, afin de créer un environnement favorable à des stratégies multifonctionnelles et résilientes, comprenant de nouvelles formes et de nouveaux types de gestion des terres, de pratiques agricoles et de relations de marché."

Sources : Reussir/ Nathalie Marchand et Parlement européen

Grippe aviaire et vaccination
L'expérimentation de la vaccination des palmipèdes va débuter alors que la France traverse une quatrième épidémie de grippe aviaire. 2,3 millions d’euros ont été alloués par le Ministère de l’Agriculture pour mener cette expérimentation qui a débuté le 10 mai.

Les candidats vaccins sélectionnés sont les laboratoires Ceva santé animale et Boehringer Ingelheim. L'expérimentation est financée par l'État, des conseils régionaux, l'Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation (Anses), l'école vétérinaire de Toulouse et le Comité interprofessionnel des palmipèdes à foie gras (Cifog).

En Europe, d’autres expérimentations sont prévues, pour les oies en Bulgarie et sur les poulets aux Pays-Bas. Selon le Cifog il faudra tout de même attendre la mi 2023 pour obtenir des résultats permettant d’aboutir à un vaccin. L’expérimentation nécessitant deux cycles de 5 mois.

Néanmoins, cette vaccination, si elle a lieu, pourrait engendrer des difficultés à l’exportation, des pays comme l’Arabie Saoudite, la Corée du Sud la Grande-Bretagne ou encore les Etats-Unis refusent de se fournir en volailles vaccinées de peur qu’une volaille vaccinée n’importe le virus chez eux.

Le Ministère de l’Agriculture a expliqué que "La stratégie de vaccination sera actée pour les pays européens, pour les pays tiers, qui représentent des enjeux commerciaux importants, il faudra que, collectivement, on défende l'intérêt de cette vaccination et l'absence de risque pour eux "

Les chiffres sont accablants, 1300 foyers se sont déclarés dans les élevages français nécessitant l’abattage de 16 millions de volailles sont 11 millions dans le Grand-Ouest. C’est 3 fois plus que l’année dernière.

Source :Web-Agri via l’AFP

Les enfants et les légumes, un drame ?
C’est bien connu les enfants n’aiment pas les légumes mais est-ce une fatalité ?

Deux recherches récentes apportent des pistes. Il semblerait que c’est vers l’âge de 2 ans qu’apparaît la néophobie alimentaire, le refus de manger des aliments nouveaux. Les études récentes réalisées sur le sujet montrent que l’exposition aux légumes, via les 5 sens, permet aux enfants de comprendre le modèle d’alimentation adulte et de surmonter leurs appréhensions.

Ces études doivent être confirmées scientifiquement mais elles fournissent des pistes pragmatiques, faciles à mettre en œuvre. De nombreuses études ont été faites sur le sujet; elles montrent que l’exposition alimentaire répétée à un nouvel aliment initialement rejeté permet d’accroître l’envie de le consommer. Plusieurs de ces études stipulent que 10 à 15 expositions peuvent être nécessaires pour faire accepter un nouvel aliment chez les enfants préscolaires.

L’étude (Rioux, 2016) centrée sur l’exposition visuelle a montré l’effet bénéfique de cette pratique. Après avoir vu des photos de fruits et légumes les enfants ont mangé plus de nouveaux légumes. La catégorisation des fruits et légumes par les enfants a aussi été améliorée, c’est le fait de les reconnaître et de les nommer.

L’article explique en détail la récente étude britannique (Parry Roberts, 2022) sur le sujet auprès de 110 enfants de 3 à 4 ans scolarisés dans une crèche du Royaume-Uni. Une autre étude (Edwards , 2022) s’est attachée quant à elle à étudier l’effet des expressions faciales d’adulte sur l’envie de goûter et la consommation de légumes des enfants. Etude réalisée sur un panel de 111 enfants de 4 à 6 ans répartis en 3 groupes.

Source : Aprifel

Vente directe et moderne
C’est à Cliron dans les Ardennes, non loin de Charleville-Mézières que ça se passe chez la famille Pinteau, agriculteurs-éleveurs de père en fils. Ils cultivent des céréales et élèvent des bovins pour l’engraissement mais ils sont surtout connus pour leurs pommes de terre. Il y a Jean-Luc, le père, âge de 69 ans puis les fils Etienne, 44 ans et Alexandre 42 ans.

Le travail ne manque pas sur l’exploitation mais Jean-Luc Pinteau est aussi le maire de la commune. C’est lui qui a commencé à proposer des pommes de terre en vente directe mais c’est Etienne qui a dynamisé la vente par l’installation d’un distributeur de sacs de pommes de terre devant la ferme. Ils produisent 80 tonnes de pommes de terre à l’année et il faut les vendre. La région est porteuse, la pomme de terre est un élément incontournable des tables du Nord et de l’Est.

L’idée est géniale et visiblement ça marche. L’investissement est conséquent, 30.000 € mais le résultat est là. Ils vendent 15 tonnes de pommes de terre par mois entre septembre et mai. La vente directe occupait beaucoup de monde et prenait beaucoup de temps. L’installation de ce distributeur automatique a changé la donne. Le robot ne se recharge qu’une fois par jour et le client peut choisir sa variété entre les trois proposées, Mélody, Rosabelle et Nicola. Les sacs sont de 10 et 25 kilos. Ils n’en sont qu’à leur début et déjà entre 10 et 15 clients quotidiens bénéficient de ce distributeur original.

Décidément, nos agriculteurs sont intelligents et modernes.

Source : France 3 région Grand-Est / Daniel Samulczyk
 
Sur ces quelques mots je vous dis à bientôt
Gastronomiquement Votre, Lucullus
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