Les Chroniques de Lucullus n°685
Peste porcine africaine (PPA)
Après la DNC une autre menace apparaît dans le sud de la France. Elle nous vient d'Espagne où de nouveaux cas de peste porcine africaine ont été détectés. C'est ce qu'indiquent les autorités de la Catalogne dans un communiqué daté du 13 février.
Les premiers cas sont apparus en novembre et une zone de sécurité a alors été fixée. Début décembre, sept nouveaux cas ont été détectés sur des sangliers morts qui ont été testés positif au virus.
Jusqu'à maintenant la France a échappé à la PPA. Les autorités françaises soutiennent s'être préparées depuis des années face aux risques. Des mesures de surveillance renforcée seraient à l'ordre du jour .
En Espagne, l’accès au milieu naturel et aux parcs naturels proches est notamment interdit. Une zone de sécurité de 6 km a été établie. Dans les fermes les mesures de biosécurité ont été renforcées. Les animaux ne peuvent pas sortir des zones à risque et le transport des produits et sous-produits d’origine porcine est interdit. L'Espagne n'avait pas connu de cas de PPA depuis 1994.
Source : Réussir
DNC et commerce international
l'Espagne va rouvrir ses frontières aux bovins vaccinés du Sud-Ouest à partir du mois de mars. C'est une bonne chose pour nos éleveurs car nos voisins d'Outre-Pyrénées sont notre second marché d'exportation de viande bovine.
Cela concerne les bovins vaccinés préventivement a annoncé la ministre de l'agriculture Annie Genevard.
"Grâce à un protocole sanitaire rigoureux mis en place pour combattre la DNC, l'Espagne accepte à nouveau les bovins issus du cordon sanitaire dans le Sud-Ouest".
Fin janvier l'Espagne tout comme l'Italie, premier importateur de jeunes bovins français, avaient accepté l'importation de bovins vaccinés en provenance des départements de la Savoie, de la Haute-Savoie, du Rhône, de l'Ain, du Jura et du Doubs.
Le Sud-Ouest posait question mais dans plusieurs départements non touchés par la DNC, un cordon sanitaire avait été établi par la vaccination préventive, entourant les zones touchées.
Je cite le Web-Agri : "La vaccination préventive suspend le statut indemne qui permet d'exporter sans contraintes et des accords bilatéraux doivent être trouvés entre pays pour pouvoir reprendre les exportations d'animaux".
Toutefois pour reprendre les exportations il faut attendre 60 jours après les vaccinations préventives. Des mesures de préventions ont été mises en place comme l'examen clinique des animaux, le traitement des véhicules contre les insectes, un certificat sanitaire.
A ce jour 95 % des bovins du Sud-Ouest ont été vaccinés. L'absence de nouveaux cas a permis la levée progressive des restrictions.
Comme quoi l'abattage était la bonne solution doublée d'une vaccination préventive.
Source : Web-Agri
Négociations commerciales : La viande en débat
Nous sommes à un moment de la vie économique très important pour nous, consommateurs. Les entreprises des secteurs alimentaires discutent afin de trouver des accords avec les distributeurs ou avec les grossistes.
Les entreprises des viandes sont dans la tourmente. Le syndicat Culture Viande, syndicat des métiers de l'abattage et de la découpe, parle de négociation sous forte tension entre industriels et distributeurs. Le souci principal des abatteurs c'est la décapitalisation bovine due à la baisse du cheptel. Autre souci la hausse des prix de la viande.
Les chiffres parlent d'eux mêmes. En 2025 les volumes d'abattage ont chuté de 2,1 % sur le segment gros bovins et de 7,2 % pour les veaux. Les prix par manque d'offre ont progressé de 40 % entre 2024 et 2025. Pour certains animaux les prix ont doublé depuis 2020.
"La France a perdu 25 % de ses abattoirs en 15 ans. Entre 2024 et 2025 132 entreprises d’abattage, de découpe et de transformation ont disparu indique le syndicat.
Autre souci, le coût de l'énergie, l'électricité a progressé de 86 % depuis 2019. Autre augmentation importante, les redevances dues à l'Agence de l'eau. Le syndicat indique que la hausse de ces charges ne pourront pas être absorbées indéfiniment.
Culture Viande attend de l’État une prise de conscience et des signaux clairs. La protection des outils agroalimentaires sont, pour le syndicat, un point stratégique : "soit la France produit, soit elle importe".
Source : Web-Agri / Alice Peucelle
La gestion des forêts est importante
On n'en a pas vraiment conscience mais tout le territoire de la France appartient à quelqu'un, soit à l'état soit à des propriétaires privés. Les forêts font partie de ce système. Si elles ne sont pas domaniales c'est à dire appartenant à l’État c'est qu'elles sont la propriété de particuliers ou d'entreprises. Ce sont donc des propriétés privées. Leur accès n'est pas libre dans le premier cas et pour le second, les domaines appartenant à l’État, il est réglementé.
On considère en gros qu'il y a deux types de bois, le bois énergie et le bois matériaux. Les consommateurs aiment bien le feu dans une cheminée ou les objets en bois. Les industriels utilisent aussi le bois et ses dérivés dans de nombreux produits. Mais ce bois, provient bien de quelque part et donc de nos forêts lorsqu'il n'est pas importé. C'est pour cela que la gestion des forêts est importante pour maintenir des zones d'exploitation propre et une exploitation facilitée.
C'est le cas dans la commune de Saint-Pierre-sur-Doux en Ardèche où 2 km de routes et pistes forestières sont en cour de construction. Ces travaux s'imposent pour récolter le bois à des coûts compétitifs. Ces infrastructures permettent de tirer, je cite, "la quintessence des forêts et pour une gestion durable des forêts".
La maire du village a donc entrepris la création de 2 km de routes forestières et de 580 m de piste de débardage. Le coût est de 45.000€ chez 17 propriétaires au prorata des superficies desservies. Le projet est aidé à 80 % par le Fonds européen agricole pour le développement rural et par le Département d'Ardèche. La maire et les propriétaires ont sollicité un ingénieur forestier à la retraite pour les aider dans ce projet.
Une bonne gestion des territoires forestiers est la conditions indispensable pour que nos forêts restent bien vivantes et belles.
Source : La commère 43
La truffe catalane
Elle est moins connue que celle du Périgord mais tout aussi bonne. Le syndicat des trufficulteurs catalans a organisé une fête le 8 févier dernier à Saint-Jean-Pla-de-Corts qui a servi au lancement de la marque 'La truffe noire du Canigó' afin de valoriser et de faire connaître cette production locale du Tuber melanosporum.
Si ce champignon est appelé couramment le diamant noir c'est à cause de sa forme et de sa structure extérieure. Le péridium, enveloppe externe de la glèbe du champignon, présente de petites structures rappelant les facettes d'une pierre précieuse. Son veinage et son goût prononcé lui permettent de se distinguer d'autres truffes noires.
'La truffe noire du Canigó' est une marque collective créée pour permettre d'identifier et de singulariser cette production où les confusions sont nombreuses.
Cette fête permet la mise en lumière d'un travail de fond car la truffe est d'une culture compliquée et longue. Lors de ces festivités, sous l’œil attentif du syndicat mais aussi des producteurs, chaque truffe est vérifiée, tracée, et identifiée ce qui est primordial dans un contexte où les prix peuvent atteindre 1.000 € du kilo.
Les visiteurs ont pu assister à des démonstrations de cavage, c'est à dire de recherches de truffes à l'aide de chiens.
Lors de ces festivités, la Confrérie de la Trufa Catalana a également intronisé de nouveaux membres, des personnalités politiques, préfets et préfet de région mais aussi un trufficulteur biologiste. La culture de la truffe est un enjeu fort du monde agricole qui mobilise Etat, collectivités et professionnels.
En parallèle a cette fête populaire une conférence technique a été organisée, réunissant Christelle Alengry, chargée de mission à la Chambre d'agriculture des Pyrénées-Orientales, et Mark Alberda, trufficulteur et biologiste. L'exposé étant assez technique mais fort bien décrit par l'autrice, je vous incite à le lire directement sur le site donné en source.
Source : Pressagrimed / Anne Vivien
Sur ces quelques mots je vous dis à bientôt
Gastronomiquement Votre, Lucullus

