Les Chroniques de Lucullus n°503

Publié dans Les chroniques.

plumeAmis gourmands bonjour,

Des fraises en ville
Deux jeunes agriculteurs ont adapté à la culture des fraises la phrase de Paul Féval dans le Bossu :
"Si tu ne viens pas à la Fraise, la Fraise ira à toi."

Guillaume Fourdinier et Gonzague Gru tous deux dirigeants de la société Agricool ont mis au point un procédé innovant et presque écologique.
Dans des containers, pas plus grand que deux places de stationnement, il font pousser des fraises en plein centre ville.

Les deux hommes, issus du monde agricole se sont rencontrés en école de commerce et c'est là qu'ils ont décidé de mettre leur projet sur les rails de la réussite.

Comment ça marche, dirait Michel Chevalet, "c'est presque tout simple".
Le container abrite un substrat plastique recyclé qui accueille les fraisiers qui sont installés verticalement.

3600 plants sont ainsi nourris en goutte à goutte d'eau additionnée de nutriments.
L’eau, mélangée aux nutriments, provient d’une cuve et circule en circuit fermé grâce à une pompe.
Aucun produit phytosanitaire n’est utilisé.

Le containers étant sans ouverture, l'apport lumineux se fait par des leds émettant uniquement les radiations du spectre utilisé par les fraises, à savoir du bleu et du rouge.
La températures est de 23° C dans les périodes éclairées et de 16 °C la nuit, l'air est filtré.

Des bourdons sont introduits dans le container afin de favoriser la pollinisation des variétés cultivées choisies pour leur goût.

Il faut 6 semaines pour avoir des fraises. Les pieds sont renouvelés tous les 3 mois et on peut faire 4 récoltes par an.
La production, estimée à 500 grammes/pied, soit 7 tonnes de fraises par an et par container.
La vente se fait en direct sous forme de barquettes de 250 grammes vendues 3 €
Ça marche bien, il y a une liste d'attente pour pouvoir acheter les fameuses fraises de plus de 1000 personnes.

Source : RTL
http://www.rtl.fr/actu/environnement/agricool-fait-pousser-des-fraises-en-centre-ville-dans-des-containers-7788933010
Source : La France agricole
http://www.lafranceagricole.fr/actualites/agriculture-urbaine-des-fraises-en-containers-aparis-1,0,102947321.html

Journal des drives fermiers
En Corrèze, les circuits courts fonctionnent bien.

Faire ces courses en lignes chez le fermier du coin ou d'à côté puis venir chercher son panier à un point dépôt, voilà résumé le principe de ce type de circuit court ; et il fonctionne très bien.
Si les premières initiatives, datant de plusieurs années, étaient individuelles, les chambres de Commerce s'y sont mises. Elles ont compris que par ce biais il était possible de valoriser le terroir corrézien et ainsi aider à pérenniser les exploitations.

Celui de Brive a été lancé il y a déjà 3 ans à et il étend maintenant son activité vers Tulle.

Comment fonctionne en détail ce drive ?
Après avoir créé un compte sur le site, vous pouvez tout au long de la semaine (du jeudi au mercredi suivant) faire vos  courses comme dans un magasin.
Une fois la commande réglée, il ne vous reste qu'à vous rendre, au dépôt choisi soit le vendredi soit le samedi (Brive, Malemort, Sainte-Féréole, Allassac)

Devant la réussite de ce projet, d'autres points sont en cours de création à Marbotet au Puy-Pinçon.

A l'origine de ce beau projet on retrouve les chambres départementales de Commerce de la Haute-Vienne, de la Creuse et de la Corrèze ainsi que le Comité Régional de Promotion des Produits Agroalimentaires du Limousin, le Crepal mais  également, les réseaux Bienvenue à la Ferme et Marchés des Producteurs de Pays Limousins.
Le principe étant finalisé, il attire de nombreuses exploitations et notamment celles en Bio.

Les chiffres donnés parlent d'eux mêmes.
1.300 comptes clients en noms propres dont 90 %, 5 % issus de CE et 5 % issus de structures professionnelles ou associatives
44 clients, en moyenne, par vendredi après-midi
45.79€ pour le panier moyen
55 producteurs différents
18 réguliers annuels et offre moyenne 18 saisonnière s'appuyant sur 30 producteurs
1.040 références créées, près de 550 en ligne moyenne par semaine (selon la saison)
175.500€ de chiffre d’affaires réalisé entre août 2014 et novembre 2016 sur la base d’une demi-journée d'ouverture par semaine.
Les rendez vous sont à prendre  sur le site  www.drive-fermier.fr/brive.

Source : Drive fermier Brive Corrèze
http://www.drive-fermier.fr/brivewww.drive-fermier.fr/brive
Source : L'Echo du Centre / Serge Hulpusch
http://www.l-echo.info/article/tulle/2017-05-31/drive-fermier-se-porte-bien-en-correze-50585.html

Les poissons en conserve et les français
Il semble bien que les deux s'accordent parfaitement si l'on en croit les chiffres publiés dans cet article.

102 900 tonnes de conserves de poissons ont été consommées en France en 2016.
346 millions de conserves de poissons ont été fabriquées l’an dernier en France. (©FIAC/Adocom/RP)

C'est un véritable engouement.
Nous serions 3 sur 4 à consommer des conserves de poissons et 7 sur 10 a en avoir en réserve.
D'un autre côté que serions nous sans les sardines à l'huile ou les maquereaux au vin blanc sans oublier les pilchards (hareng à la tomate).

Mais qu'en est-il des qualités nutritionnelles et organoleptiques de ces boites ?
Elles sont riches en protéines, vitamines D, B3, B12 et des Oméga 3
Elles sont riches également en nutriments , phosphore, sélénium, calcium, fer , zinc, iode...

Il y a 15 conserveries de ce type en France, essentiellement sur le littoral nord-ouest

On compte, dans les rayons de vente, plus de 300 références de ce genre de conserves.
On y retrouve essentiellement le thon, la sardine et le maquereau qui sont les poissons le plus consommés.
Elles sont proposés en de nombreuses versions, huile d'olive, tomate, pesto, piment, ou encore en filet, miettes ou entier.
Le format joue aussi dans le choix du consommateur ; les producteurs l'ont bien compris et déclinent les présentations selon de nombreuses tailles de boites.

Si le procédé de conservation en boite de conserve est l’œuvre de Nicolas Appert en 1795 , c'est Joseph Colin qui, à Nantes, en 1810, aurait inventé la première conserve de sardines. C'est son fils Joseph-Pierre qui se lança le premier dans l'industrialisation de la conserve de sardines.

Source : Actu.fr /région
https://actu.fr/lifestyle/poissons-conserves-francais-disent-oui_5212629.html
Source : Les conserveries française de poissons
http://conservesdepoissons.fr/actualites/conserves-de-poissons-vague-succes-/

Sur ces quelques mots je vous souhaite une bonne semaine.
Gastronomiquement Votre, Lucullus

Amis gourmands bonjour,

Ce que j'aime bien en France c'est qu'il se passe toujours quelque chose qui a trait aux terroirs, à l'alimentation en général ou aux plaisirs liés à celle-ci. Je ne cesse de m'émerveiller de cette constante chez mes compatriotes.

 

On est les champions... de la dégustation de vins à l'aveugle.

Ce samedi à la maison Bollinger en Champagne, 18 équipes venues du monde entier, dont la Chine, se sont affrontées dans une compétition pendant laquelle il fallait reconnaître 12 crus présentés à chaque équipe.

Le challenge consistait à discerner les caractéristiques des vins selon 5 critères :

Le cépage principal, le pays de production, l'appellation, le producteur et le millésime.

 

Parmi les 12 crus issus du monde entier 4 étaient des crus français.

 

C'est une équipe d'amateurs de Toulouse que a obtenu les meilleurs résultats en réussissant à discerner les 5 critères pour 3 des vins présentés.

Le patron de l'équipe, Jean-Michel Perrussan, dit s'entraîner toutes les semaines avec ses amis du club d'amateurs.

 

La prochaine édition, la 4ème, devrait avoir lieu en octobre prochain à Chateauneuf-du-Pape dans le Vaucluse.

Source : L'union l'Ardennais

http://www.lunion.presse.fr/accueil/la-france-est-championne-du-monde-de-degustation-de-vin-a-ia0b0n425792

 

Pêche au gros dans nos rivières

A votre avis quel est le plus gros poisson que l'on puisse pêcher dans nos cours d'eau ?

Le brochet peut être ?

Vous n'y êtes pas, il faut chercher beaucoup plus gros, plus gros encore que l'esturgeon.

C'est le silure. Ce gros poisson vit vieux et c'est parfaitement adapté à notre climat.

On le retrouve notamment dans la Saône

Le record en France a été pêché par Jeremy Lorton en 2004. 2m56 pour 110 kg.

A vos canne à pêche...

Source : l'Est républicain

http://www.estrepublicain.fr/haute-saone/2014/10/20/le-silure-nouveau-poisson-trophee

 

Le Sial s'est ouvert jusqu'au 23 octobre

Le Sial c'est le Salon international de l'alimentation.

C'est à Villepinte en région parisienne que ce tient cet événement majeur relatif à l'almentation.

 

Là encore malgré une concurrence acharnée le savoir faire français en matière d'alimentation tient encore le haut du pavé. Certes les nouvelles méthodes de consommation, comme le très angl-saxon snacking, font du tort aux restaurants et donc à la gastronomie. Pour autant, notre art de vivre fait toujours de très nombreux adeptes dans le monde entier et le nombre de ceux ci est en constante augmentation.

 

Source : L'alsace

http://www.lalsace.fr/actualite/2014/10/20/dans-l-assiette-le-label-france-resiste-a-la-concurrence

 

Bonne initiative

Au puy en Velay les pâtissiers se sont mis à l"oeuvre pour aider l'association les nez rouges qui vient voir et distraire les enfants hospitalisés.

Une tarte géante de 19,2 m² a été réalisée -(6 mètre de long pour 3,2 m de large). La tarte géante du club des Chocolatier Pâtissiers de Haute-Loire a toute les chances de rentrer au Guinness des Records

La tarte a été divisée en 1200 parts vendues 10 € l'unité.

 

Source:La Montagne

http://www.lamontagne.fr/auvergne/actualite/departement/haute-loire/2014/10/19/le-record-du-monde-de-la-tarte-geante_11187899.html

 

La Confrérie des Amis de Lucullus

Ce samedi une partie de la confrérie s'est retrouvée pour fêter "La balade du Terroir en Essonne".

Pas moins de 26 producteurs et artisans de l'Essonne ouvraient leurs portes au public.

 

Nous en avions choisi 2 d'entre eux.

Le matin nous avons visité la Brasserie artisanale Parisis à Epinay sous Sénart où l'on nous a expliqué en détail toute la procédure de fabrication d'une bière artisanale, qu'elle soit blonde, ambrée ou blanche. Bien évidemment nous avons interrogé notre hôte sur les produits utilisés pour ses réalisations, son houblon, ses malts, son eau, ses levures.

Ce fut très enrichissant intellectuellement et très agréable lors de la dégustation.

 

Après un repas sympathique dans une crêperie, nous nous sommes dirigés à la ville d'à côté.

 

C'est à Yerres que nous avons visité l'entreprise "Macarons gourmands" qui comme son nom l'indique n'est pas une charcuterie.

Tout comme à la brasserie, les produits et ingrédients de base nous ont été présentés avant une démonstration de réalisation et de mise en place. Pour finir une dégustation des plus agréable nous fut proposée.

Ce fut l'occasion de découvrir un monde nouveau de saveurs comme le macaron au pain d'épice et foie gras ou encore celui au Mojito

 

La prochaine balade du Terroir en Essonne aura lieu fin mars 2015

Le programme est déjà publié sur www.terroir-essonne.com ou sur www.facebook.com/terroir91 .

 

Sur ces quelques mots je vous souhaite une excellente semaine.

Gastronomiquement Votre, Lucullus

 

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